Bordeaux leau peut à nouveau être consommée

first_imgBordeaux : l’eau peut à nouveau être consomméeSelon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), le perchlorate d’ammonium retrouvé dans les sources de captage d’eau potable à Bordeaux, n’est n’est ni cancérigène, ni mutagène.Depuis le 1er juillet, un quart des sites de captage d’eau de l’agglomération bordelaise sont à l’arrêt et ce, pour une durée indéterminée en raison de la présence dans l’eau d’un produit dangereux pour la santé, le perchlorate d’ammonium. Suite à cette découverte, la Lyonnaise des Eaux, en tant que distributeur avait ainsi recommandé à 35.000 foyers de la région de ne pas boire l’eau du robinet.Le perchlorate d’ammonium provient en fait du site industriel du groupe Safran SME qui l’utilise pour la propulsion de missiles, de fusées et aujourd’hui des airbags. Selon les mesures réalisées, le perchlorate d’ammonium atteignait alors par endroit une concentration de 30 microgrammes par litre. D’après Antoine Bousseau, directeur régional d’Aquitaine de la Lyonnaise des eaux et délégataire du service de l’eau pour la CUB (Communauté urbaine de Bordeaux), il faudrait “près d’un an et demi pour que cette pollution se résorbe naturellement car seule la dilution est aujourd’hui connue comme efficace”.La France, premier pays à fixer des seuils de toxicitéOr, par pur hasard, c’est aujourd’hui que l’Anses devait indiquer les normes de toxicité concernant le perchlorate d’ammonium, une première européenne. Cette valeur devait être déterminée après qu’a été relevée une pollution à cette substance toxique, fin janvier, dans les eaux de la Garonne à Toulouse. A cette époque déjà, la société SME en était responsable. Grâce aux études, l’Anses a donc fixé les seuils de toxicité à 4 microgrammes par litre pour les nourrissons et 15 microgrammes par litre pour les adultes. À lire aussiCe corail préfère manger du plastique plutôt que de sa nourriture habituelleAinsi, l’Agence régionale de santé de l’Aquitaine (ARS) a indiqué que l’eau pouvait à nouveau être consommé par tous, y compris les nourrissons, avant de souligner que “les perchlorates ne sont ni cancérigènes ni mutagènes”, comme le rapporte 20minutes.fr. Néanmoins, elle a évoqué que “même si aucune étude épidémiologique n’apporte de preuve concernant les effets des perchlorates sur la fonction thyroïdienne, des études expérimentales suggèrent qu’ils peuvent induire un déficit en hormones thyroïdiennes”.   Le 22 juillet 2011 à 10:53 • Maxime Lambertlast_img

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